Vidéo : L'impact de la lumière sur la santé par Aude THEAUDIN, Médecin et Directrice du Centre de prévention Agirc Arrco

 

L’obscurité, autant que la lumière, joue un rôle essentiel dans le bon fonctionnement de notre horloge biologique. Cette alternance entre lumière et obscurité entre en jeu dans la régulation de la température corporelle, de notre humeur, de la mémoire, de la cognition ou encore du sommeil. 

La mécanique de cette horloge est en principe bien réglée : en fin de journée, la sécrétion de mélatonine permet l’endormissement, la température corporelle diminue légèrement pour atteindre son minimum en fin de nuit. En parallèle, le taux de cortisol augmente à partir du milieu de la nuit : à l’heure du réveil, la sécrétion de cette hormone est à son maximum ce qui provoque le réveil

La médecine place le sommeil parmi les fonctions vitales de l’organisme au même titre que la respiration, la digestion ou l’immunité. Le fait est qu'un être humain passe environ le tiers de sa vie à dormir. Le sommeil est indispensable à un être humain au moins pour la croissance ainsi que pour l’apprentissage et la mémorisation. Il joue aussi un rôle de mise au repos et de rechargement en énergie.

 

 

Plusieurs facteurs influent sur la qualité et le bon déroulement du cycle complet de sommeil jusqu'au sommeil paradoxal. Parmi eux, on peut citer :

  • l'absence de lumière : la lumière d'une manière générale empêche l'endormissement chez l'être humain. Celle-ci inhibe en effet la production de la mélatonine, hormone du sommeil ;
  • le calme et la tranquillité : le sommeil est en effet un état de repos relativement fragile, il peut être interrompu par des stimulations externes comme le bruit ;
  • une température ambiante pas trop froide ni trop chaude : la température idéale pour l'endormissement se situerait entre 18 et 20°C.

Ainsi, si la sécrétion de la mélatonine est naturellement déclenchée par l’arrivée de l’obscurité, un environnement lumineux peut l’inhiber. La recherche montre que l’exposition à la lumière artificielle le soir retarde notre horloge biologique, notre production de mélatonine et donc, notre endormissement. Inversement, une exposition à la lumière tôt le matin va contribuer à avancer notre horloge biologique. 

De récentes études montrent qu’une valeur aux alentours de 10-40 lux, voire en dessous suffit à inhiber notre sécrétion de mélatonine et donc à dérégler notre horloge biologique. 

 

 

Nos éclairages domestiques émettent par exemple :

  • 150 lux en moyenne dans une cuisine
  • 20 à 60 lux en ce qui concerne les smartphones, tablettes et ordinateurs. 

L’exposition, le soir, à ces sources de lumière artificielle, supprime entre 10 et 50 % de la sécrétion de mélatonine.

 

Sources :