Vidéo : Consommation énergétique / Éclairage public de Melesse par Paulo DOS SANTOS de l'ALEC du Pays de Rennes 

 

Pour les bâtiments, l’espace public, ainsi que pour les carburants des véhicules, la commune de Melesse consomme en moyenne 1 968 000 kWh/an soit une dépense annuelle de 214 000 €. 

L’éclairage public représente 223 000 kWh en moyenne par an, soit 11% des consommations énergétiques totales. Cela représente une dépense de 41 000 €, soit 19% de la dépense totale. Ramené au nombre de foyers, cela équivaut à une dépense de 15 €/an par foyer. 

A noter que depuis 10 ans la consommation d’électricité a diminué de 40% en passant par exemple de 334 000 kWh (2010) à 193 000 kWh sur 2020. Les émissions de CO2 sont passées de 26 à 15 tonnes en 2020. Cette diminution est à mettre en relation avec le renouvellement des équipements.

Le renouvellement des équipements

Le remplacement des luminaires anciens de type « boule » (plus de 50 % de la lumière produite va vers le ciel) par des luminaires qui n’envoient la lumière que vers le sol permet de diviser la consommation d’énergie par 2. 

Le remplacement des lampes à décharge par des LED permet de réduire, pour un même flux lumineux, la consommation électrique de 25%. Également, pour les lampes à décharge, le remplacement des ballasts de type ferromagnétique par des ballasts électroniques permet de générer 10 % d’économie d’énergie.

 

Les LED et la composition de la lumière

Toutefois, si les lampes LED apportent de vraies perspectives positives pour la biodiversité en ciblant mieux l’éclairage dans le temps grâce à un pilotage électronique facile, elles posent en revanche d’autres problèmes pour la biodiversité, notamment liés à la composition de la lumière. Chaque source lumineuse produit une lumière caractérisée par une proportion donnée des différentes longueurs d’onde. Ces proportions constituent le spectre lumineux. Or, les LED blanches installées en éclairage extérieur comportent une forte proportion de bleu du fait de leur conception. Et si toutes les longueurs d’ondes sont impactantes pour la biodiversité nocturne, le bleu, le vert et le rouge, en l’état des connaissances, ressortent comme celles qui impactent le plus d’espèces et de fonctions biologiques. Si des LED blanches doivent être installées, les écologues préconisent d’installer des LED « chaudes » afin de réduire leurs effets sur la biodiversité. Cela fait référence à la température de couleur (mesurée en Kelvin, °K) qui traduit la proportion de bleus et de rouges dans une lumière. A Melesse, les LED installées sont des LED ambrées, correspondant aux LED « chaudes ». 
 

Malgré la diminution de la consommation d’énergie, les dépenses liées à l’énergie ont augmenté sur la commune de Melesse de 23 % sur 10 ans. Cette augmentation est à mettre en rapport avec l’évolution des tarifs de l’énergie et on peut noter que si des travaux d’économies d’énergie n’avaient pas été réalisées par la commune, la dépense aurait augmenté de façon plus importante. 

 

La réduction de la durée d'allumage
Pour limiter encore la consommation d’énergie, la solution qui s’est généralisée dans les collectivités, a consisté à réduire la durée d’allumage. Certains axes routiers, certains quartiers pouvaient rester allumés toute la nuit (régime permanent). La mise en place d’une coupure de l’éclairage a permis de constater une économie de 20 à 30% sur la consommation annuelle, et ce, avec un faible coût d’investissement. D’autres technologies, plus coûteuses en investissement peuvent aussi contribuer à une meilleure gestion de l’éclairage comme les systèmes à détection de présence.